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Gabriel Attal à l'Assemblée nationale, le 24 juin 2025. Crédit : Julie SEBADELHA / AFP

Violences urbaines : peut-on vraiment « bloquer l’accès à certaines plateformes », comme le propose Gabriel Attal ?

Création : 21 octobre 2026

Autrice : Charlotte Le Conte, docteure en droit privé

Relecteur : Vincent Couronne, chercheur en droit public au laboratoire Versailles Institutions Publiques, enseignant en droit à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

Source : Compte X de Gabriel Attal, 19 octobre 2026

Gabriel Attal veut pouvoir bloquer temporairement et de manière ciblée certaines plateformes pendant les violences urbaines. Le droit français le permet déjà en cas de crise grave, mais de manière extrêmement restrictive de sorte que cela constitue une solution d’ultime recours.

La semaine dernière, le maire de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard, réclamait une loi pour couper l’accès des mineurs aux réseaux sociaux, dans le contexte du mouvement lycéen.

Depuis ce week-end de mobilisations marquées par des scènes d’émeutes, de dégradations de biens publics et de pillages de magasins à Paris, Lyon ou encore Marseille, c’est au tour de Gabriel Attal d’affirmer que « les réseaux sociaux ne peuvent pas être le point de ralliement des casseurs et le moteur du mimétisme violent. Lors des émeutes, nous devons pouvoir bloquer temporairement et de manière ciblée l’accès à certaines plateformes pour stopper l’effet de meute ».

La bonne nouvelle pour Gabriel Attal, c’est que le cadre juridique existe déjà. Mais à y regarder de plus près, il n’est pas si facile à mettre en œuvre…

Bloquer temporairement l’accès à certaines plateformes : possible en théorie

Aucune loi

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