Mobilisation lycéenne : n’y a-t-il pas de violence policière car le gouvernement n’en a pas l’intention ?
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Relecteur : Jean-Baptiste Thierry, professeur de droit pénal à l’université de Lorraine
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Source : BFMTV, 5 octobre 2026
Le ministre de l’Éducation nationale a écarté toute violence des forces de l’ordre envers les lycéens mobilisés, faute d’« intention de violence du gouvernement ». Sauf qu’en droit pénal, l’intention s’apprécie chez l’auteur du geste, et ce qui fait la légalité de l’usage de la force, c’est sa proportionnalité.
Le mouvement lycéen, né à la mi-septembre en Île-de-France, s’est étendu à tout le territoire. Le ministère de l’Intérieur fait état de près de 2 000 interpellations. Lors d’un débat opposant Manuel Bompard à Édouard Geffray, le coordinateur de La France insoumise dénonce les violences policières rapportées lors des manifestations.
Le ministre de l’Éducation nationale lui répond que pour parler de violence « en droit pénal, il faut qu’il y ait deux choses. Il faut qu’il y ait un acte, il faut qu’il y ait une intention. […] Sur l’action des forces de police, il n’y a évidemment aucune intention de violence du gouvernement. Et la preuve, c’est que le ministre de l’Intérieur a donné des consignes de très grande proportionnalité ».
Une intention qui porte sur le geste, pas sur le but
Le ministre a raison sur un point : les violences volontaires sont
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