Mobilisation lycéenne : peut-on restreindre les réseaux sociaux pour les mineurs ?
Auteur : Younes Boughroum, master Droit européen à l’université Paris-Est-Créteil
Relecteurs : Sarah Auclair, doctorante en droit public à l’université Paris-Est-Créteil
Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Source : Les Grandes Gueules de RMC, 5 octobre 2026
Le maire de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard, réclame une loi permettant de couper temporairement l’accès des mineurs aux réseaux sociaux pour éviter les émeutes. Le Parlement peut agir, mais un tel blocage se heurterait aux libertés fondamentales et au droit européen.
Interrogé à propos d’une mobilisation lycéenne à l’antenne des Grandes Gueules de RMC, Nicolas Isnard, maire de Salon-de-Provence, plaide pour l’adoption d’une loi destinée à « encadrer » les réseaux sociaux afin de prévenir des violences.
« Nous pensons que les réseaux sociaux radicalisent et amplifient les revendications initiales. Donc il faut les encadrer. On veut éviter les émeutes. Nous voulons qu’une loi soit votée, et que cette loi permette de couper temporairement l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs. »
Cette proposition n’est pas inédite. Elle est partagée dans le débat public, même avant la mobilisation lycéenne.
Mais que signifie concrètement « encadrer » les réseaux sociaux ? Une telle loi pourrait-elle aller jusqu’à en suspendre l’accès pour éviter des émeutes ?
Le Parlement peut prévoir des restrictions, mais un blocage national des réseaux sociaux pour les mineurs, même
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