Violences urbaines : les militaires de Sentinelle vont-ils remplacer les policiers ?
Autrice : Charlotte Le Conte, docteure en droit privé
Relecteur : Thibaud Mulier, maître de conférences en droit public à l’université de Nanterre
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Source : France 24, 20 octobre 2026
Le ministre de l’Intérieur veut déployer Sentinelle « en substitution » des forces de l’ordre le 24 octobre. Si la réquisition est légale, les soldats n’auront pas les mêmes pouvoirs que les policiers.
Mardi 20 octobre, devant les députés, le ministre de l’Intérieur a annoncé le recours aux militaires de la force « Sentinelle » pour la journée de mobilisation du 24 octobre : « Nous déploierons les forces Sentinelle en substitution des forces de sécurité intérieure, principalement sur des missions de sécurisation statique, pour dégager des policiers et des gendarmes et assurer des missions de maintien de l’ordre ».
Le dispositif annoncé est conforme à ce que prévoit le droit, mais le terme de « substitution » prête à confusion : les soldats prennent le poste de policiers, pas leurs fonctions ni leurs pouvoirs de police.
La sécurisation d’événements : la mission ordinaire de Sentinelle
Garder des bâtiments est le cœur du métier de Sentinelle. Les militaires sont habituellement postés devant des lieux de culte, des écoles, des gares ou des aéroports. La finalité de leur déploiement samedi 24 octobre serait tout autre, puisqu’il
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