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Emmanuel Macron a présenté de nouvelles mesures, à l'issue du conseil de défense, le 22 octobre 2026.(Photo : Teresa Suarez / POOL / AFP)

Violences urbaines : Emmanuel Macron pouvait-il lui-même interdire toutes manifestations « sans légitimité » ?

Création : 23 octobre 2026

Auteurs : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

Vincent Couronne, chercheur en droit public au laboratoire Versailles Institutions Publiques, enseignant en droit à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Relecteur : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Sacly

Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

Source : BFMTV, 22 octobre 2026

Le Président de la République veut faire interdire les manifestations non syndicales. Mais ce n’est pas à lui d’en décider, et le juge n’admet pas d’interdiction générale.

La déclaration d’Emmanuel Macron est déjà largement relayée : il annonce que les manifestations « faites par des gens qui n’ont aucune légitimité pour cela, […] seront interdites par les préfets. Parce que ce n’est pas le moment, parce que nous voulons un retour au calme ».

Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi sur des tracés qui protégeront « les commerces et les bâtiments publics », selon le président de la République, allant même jusqu’à recommander de ne pas manifester, en particulier samedi. Une déclaration en contradiction frontale avec la demande faite par l’Union européenne cette semaine à la France d’assurer le droit de manifester pacifiquement.

Une déclaration seulement symbolique du président

Or, même si pour tout juriste la situation est claire, il faut parfois rappeler l’évidence : le président de la République n’est pas le chef de l’administration

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