Peut-on supprimer les allocations des parents de « casseurs » lycéens, comme le veut Éric Ciotti ?
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Relecteur : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Source : Compte X d'Éric Ciotti, 1er octobre 2026
Couper les allocations d’une famille parce qu’un enfant mineur a commis des dégradations reviendrait à punir des parents, des frères et des sœurs pour un fait qu’ils n’ont pas commis. Les parents restent en revanche tenus de réparer au civil les dommages causés par leur enfant. C’est le droit commun.
En réaction aux blocages de lycées, Éric Ciotti, président de l’UDR, demande que les parents des auteurs des violences prennent en charge les réparations et propose des sanctions concernant certaines prestations sociales, jusqu’au retrait du logement social.
Une proposition qui fait écho à celle d’Éric Zemmour visant les élèves responsables de harcèlement. Mais supprimer les aides sociales d’une famille pour sanctionner le comportement d’un enfant est contraire à la Constitution.
Un jugement préalable indispensable
La destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien appartenant à autrui constituent un délit (article 322-1 du Code pénal). C’est donc bien l’élève lui-même qu’il faut identifier et poursuivre pour le faire condamner par la juridiction des mineurs.
Pour supprimer les allocations bénéficiant à la famille, il faudrait ensuite aviser la caisse d’allocations familiales de cette condamnation. Ce partage
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