Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, peut-il rémunérer les grévistes du 29 septembre ?
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Relecteur : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Source : Le Parisien, 30 septembre 2026
Le droit de la fonction publique l’interdit totalement. Un agent public qui fait grève ne peut pas être payé pour la journée non travaillée, et une commune ne peut pas financer une grève sur fonds publics.
À la suite de la grève dans la fonction publique mardi 29 septembre, suivie par 5 % à 10 % d’agents du secteur public, la commune de Saint-Denis s’est engagée « à rémunérer les grévistes », par un vœu « de soutien à l’intersyndicale » adopté à l’unanimité par le conseil municipal. Le maire, Bally Bagayoko, dit accepter le risque d’une censure. Le préfet de la Seine-Saint-Denis annonce qu’il saisira le tribunal administratif si la mesure est appliquée.
Ce n’est pas nouveau : en janvier 2023, René Révol, maire LFI de Grabels, affirmait déjà être « parfaitement en droit » de payer ses grévistes, à tort.
La règle du service fait interdit de payer une journée de grève
Le code général de la fonction publique pose un principe clair : la rémunération des agents publics n’a lieu qu’après constatation
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