Peut-on réduire la contribution française à l’UE de 9 milliards d’euros, comme le veut La France Insoumise ?
Autrice : Charlotte Le Conte, docteure en droit privé
Relecteur : Vincent Couronne, chercheur en droit public au laboratoire Versailles Institutions Publiques, enseignant en droit à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Source : Conférence de presse de La France insoumise, 14 octobre 2026
Un vote du Parlement français ne peut pas réduire ce que la France doit à l’Union. Le seul levier juridique dont dispose la France se trouve dans la négociation du budget européen 2028-2034, où elle peut opposer son veto.
Lors de la conférence de presse consacrée au volet budgétaire du programme de La France insoumise, Éric Coquerel a détaillé la position de son groupe sur la contribution française au budget de l’Union : réduire ce « prélèvement » du « différentiel positif en fonction en gros de ce qu’on reçoit et de ce qu’on paye, c’est-à-dire à peu près 9 milliards d’euros ».
Autrement dit, la France ne verserait plus que ce qu’elle reçoit du budget européen. Le député précise que cette somme n’a pas été intégrée au chiffrage du programme : elle « fait partie justement du rapport de force » que LFI entend engager avec ses partenaires européens.
Cette annonce intervient alors que l’Assemblée examinait l’article 55 du projet de loi de finances pour 2027, qui évalue la contribution française à 30,91 milliards d’euros. Les députés l’ont adopté le 14 octobre 2026 par
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