Mounia Merzouk, la mère de Nahel, a-t-elle été interpellée dans le cadre des manifestations lycéennes ?
Dernière modification : 8 octobre 2026
Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste
Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste
Source : Compte X, le 2 octobre 2026
La fausse information répandue par un reporter du Journal du Dimanche a été démentie par l’avocat de la concernée et la préfecture de police de Paris.
Sur X, l’information du reporter du Journal du Dimanche (JDD) a été vue plus de 300 000 fois. De manière succincte, sans autres détails, le journaliste Geoffroy Antoine affirme que « la mère de Nahel Merzouk, Mounia, a été interpellée ce matin [le 2 Octobre 2026, ndlr] dans les Hauts-de-Seine dans le cadre des émeutes lycéennes et étudiantes ».
Pour rappel, Nahel Merzouk, 17 ans, a été tué en juin 2023 par le tir d’un policier survenu à la suite d’un refus d’obtempérer présumé alors qu’il conduisait un véhicule. La mort du jeune homme avait entraîné des scènes de violences urbaines durant le même été.
Fiable a priori, puisqu’issu des réseaux sociaux d’un journaliste, l’information concernant la mère du jeune homme décédé n’en demeure pas moins fausse. Très vite, dès le 3 octobre, l’avocat de la concernée, Franck Berton, a démenti l’information en évoquant sur X une « désinformation scandaleuse ».
« Madame Merzouk n’a jamais été interpellée, entendue, ni visée par la moindre mesure policière ou judiciaire », a également indiqué l’avocat dans un communiqué rapporté par Le Parisien, BFMTV, France Info ou encore RTL.
La préfecture de police dément
Une réfutation corroborée par les informations recueillies par Les Surligneurs auprès de la préfecture de police de Paris. « Aucune arrestation de Madame Merzouk n’a été enregistrée », nous a précisé l’administration chargée de la sécurité à Paris et dans la petite couronne.
Sur Instagram, le collectif Justice pour Nahel, a dénoncé à cet égard « une entreprise de salissure flagrante ». « Cette manipulation grossière s’inscrit de toute évidence dans un calendrier politique et un calendrier juridique précis que l’on connaît bien, visant à déstabiliser l’opinion », affirme également le collectif.
Le 24 novembre prochain, la cour d’appel de Versailles se prononcera une nouvelle fois sur la qualification des faits survenus à l’été 2023. En mars dernier, l’instance avait décidé de la mise en accusation du policier impliqué dans la mort de Nahel « du chef de violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Une qualification différente « du chef de meurtre », initialement retenue par la justice, qui avait été cassée par la Cour de Cassation en juin.
