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Libération de Cécile Kohler et Jacques Paris : peut-on négocier la libération d’otages avec un juge ?

Les Français Cécile Kohler (3e à gauche) et Jacques Paris (2e à droite) réagissent lors du retrait de leurs portraits accrochés en leur honneur sur les grilles de l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 14 avril 2026. (Photo : ALAIN JOCARD / AFP)
Création : 22 avril 2026

Auteur : Jean-Basptiste Thierry, professeur de droit pénal à l’Université de Lorraine

Relecteur : Etienne Merle, journaliste 

Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste

La libération de Cécile Kohler et Jacques Paris, présentée comme le résultat d’un échange avec une personne condamnée pour terrorisme, interroge. Le pouvoir exécutif a-t-il pesé sur la justice ?  Derrière cette séquence, se joue en réalité une articulation plus complexe entre décisions judiciaires et mesures administratives.

Un deal dans le dos de la justice française ? Dans son édition du 8 avril 2026, le journal Le Monde rapporte que la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris aurait été obtenue en échange de la citoyenne iranienne Mahdieh Esfandiari.

Or, cette dernière a été condamnée à quatre ans d’emprisonnement par le tribunal correctionnel de Paris pour provocation au terrorisme, avant d’être assignée à résidence. Cette assignation ayant été levée, elle a finalement été reconduite en Iran, lui permettant, sans doute, de ne pas se présenter à son deuxième procès.

Dès lors, une question se pose : le Quai d’Orsay a-t-il pesé sur les juridictions judiciaires pour obtenir la remise en liberté d’une personne condamnée ? Autrement dit, la séparation des pouvoirs a-t-elle été mise à mal ? Non : il s’agit en réalité de mesures de nature différente.

Une même mesure, des justifications différentes

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