Les personnes régularisées en Espagne vont-elles pouvoir s’installer en France, comme l’affirme Jordan Bardella ?
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’Université de Poitiers
Relecteurs : Tania Racho, docteure en droit européen, juge assesseure à la Cour nationale du droit d’asile
Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’Université Paris-Saclay
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’Université de Poitiers
Source : Compte X de Jordan Bardella, 14 avril 2026
La régularisation de 500 000 personnes étrangères en Espagne suscite des critiques en France de la part du président du Rassemblement national. Pourtant, un titre de séjour espagnol ne permet ni de s’installer ni de percevoir des aides sociales ailleurs.
Pedro Sánchez, le président du gouvernement espagnol, a annoncé un plan visant à régulariser 500 000 travailleurs étrangers sur son territoire. Une décision critiquée de l’autre côté des Pyrénées, notamment par Jordan Bardella.
Selon le président du Rassemblement national, ces personnes régularisées « pourront, demain, circuler librement en France et même s’y installer, attiré[e]s par la générosité de notre système social ouvert sans condition ».
Certains internautes s’agacent également : « Une fois régularisés, ces migrants pourront circuler librement dans plusieurs pays européens ». Pour d’autres, « ces titres de séjour leur permettront de s’établir en France pour y bénéficier du système social ». C’est faux en droit.
Une circulation possible mais réduite
Les personnes ressortissantes d’un des États de l’Union européenne bénéficient d’un droit de circulation dans tout...
