L’augmentation du SMIC dépend-elle des discussions entre syndicats et patrons, comme le dit Maud Bregeon ?
Auteur : Pascal Caillaud, chargé de recherche CNRS en droit social à l’université de Nantes
Relecteur : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Source : France Info, 2 novembre 2026
Pour Maud Bregeon, une hausse du SMIC dépendrait du dialogue entre syndicats et patronat. C’est plus nuancé que cela : elle relève en partie du seul Gouvernement. Les partenaires sociaux ne sont que consultés.
Interrogée sur une éventuelle hausse du SMIC au-delà de l’inflation, la porte-parole du Gouvernement, Maud Bregeon, déclare sur France-Info que « tout cela tient à des discussions entre les organisations syndicales et des organisations patronales ». Mais ce n’est pas tout à fait vrai.
Créé sous le nom de SMIG en 1950, devenu SMIC en 1970, le salaire minimum interprofessionnel de croissance est une rémunération minimum, s’imposant à tout employeur. Son augmentation relève de la compétence du Gouvernement. Le SMIC ne doit pas être confondu avec les salaires minima hiérarchiques de branche, qui eux relèvent bien des partenaires sociaux.
L’augmentation du SMIC liée à l’inflation : une obligation pour le gouvernement
Selon le code du travail, le SMIC est automatiquement revalorisé dans deux hypothèses, selon l’évolution de l’indice mensuel des prix à...
