Prêt à l’Ukraine : est-ce vraiment un « don », comme le dit le Rassemblement national ?
Autrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Relectrice et relecteur : Sarah Auclair, doctorante en droit public à l’Université Paris-Est Créteil
Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
Source : Compte X, le 11 février 2026
Le Parlement européen a approuvé un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine en soutien face à l’agression armée russe. L’extrême droite, qui a voté contre, dénonce « un don » qui reposerait entièrement sur les Européens. Il s’agit, en réalité, d’un prêt financé par un emprunt commun de l’UE, et que l’Ukraine devra rembourser quand la Russie paiera d’hypothétiques réparations de guerre. En revanche, contrairement aux affirmations de certains défenseurs du montage, les avoirs russes gelés en Europe ne sont pour le moment pas utilisés comme garanties.
« Sans ce prêt, c’est simple : l’Ukraine s’effondre. » Le 11 février 2026, l’eurodéputé, Raphaël Glucksmann, s’indigne avec fracas de l’opposition de ses homologues des Patriotes (extrême droite au Parlement européen) lors du vote pour le prêt de 90 milliards d’euros alloué par l’Union européenne à Kyiv. Ce même jour, l’hémicycle européen a, tout de même, fini par adopter un vote en faveur de ce prêt à 458 voix pour, 140 contre, et 44 abstentions.
Ce vote crucial a été l’occasion pour chaque camp de communiquer à foison. Les eurodéputés français du Rassemblement national se sont indignés du prêt et de ses conditions. « Il ne s’agit pas d’un prêt mais d’un don : l’Ukraine ne remboursera jamais », affirme l’eurodéputé Philippe Olivier. « Ce prêt européen de 90 milliards d’euros n’a qu’une probabilité infime d’être remboursé », renchérit
