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Le corps a été retrouvé dans le quartier de Kypséli à Athènes, l'un des plus densément peuplés. Photo : Philip Mallis / CC BY-SA 2.0

Non, la femme écossaise retrouvée morte en Grèce ne travaillait pas pour l’ONG One Heart

Création : 10 août 2026

Auteur : Nicolas Turcev, journaliste

Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste

Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste

Source : Compte Facebook, le 2 août 2026

Le corps sans vie de la travailleuse humanitaire Elizabeth-Jane Ross a été retrouvé dans une valise le 18 juillet 2026. Contrairement à ce qu’affirment plusieurs internautes, elle ne se trouvait pas en mission ni n’était employée par l’association d’aide aux réfugiés One Heart.

Un suspect a été présenté à un juge grec le 6 août 2026 dans l’affaire du meurtre présumé d’Elizabeth-Jane Ross. Le corps sans vie de cette travailleuse humanitaire écossaise avait été retrouvé le 18 juillet dans une valise placée dans un immeuble abandonné du quartier de Kypséli, dans le centre d’Athènes. L’homme inculpé, un ressortissant afghan de 26 ans, est poursuivi pour homicide volontaire, vol et détention d’armes, selon la presse grecque.

Plusieurs internautes affirment qu’Elizabeth-Jane Ross se trouvait alors en mission pour l’ONG grecque One Heart, une association d’aide aux réfugiés implantée dans la capitale grecque. D’après eux, la femme se serait « installée » à Athènes « pour venir en aide aux [réfugiés] afghans ». Sous-entendant ainsi un lien entre son supposé travail pour l’association et sa mort. C’est trompeur.

Contacté par Les Surligneurs, le président de la structure, Sahar Kamrani, dément : « [Elizabeth Jane-Ross] nous a rendu visite en 2019, séjour au cours duquel elle a été bénévole pendant deux jours, mais l’étendue de sa collaboration avec nous s’arrête-là. »

Le suspect nie l’avoir tué

Selon le Guardian, Elizabeth Jane-Ross avait une « forte connexion » avec le secteur humanitaire grec. Arrivée dans le pays le 26 juin 2026, elle se serait rendue chez des amis pendant deux semaines, avant de louer un appartement à son nom.

Le suspect, marié à une proche de l’Écossaise, a avoué avoir déplacé le corps dans une valise, mais nie être responsable de sa mort. D’après ses déclarations aux enquêteurs, relayées dans la presse grecque, il aurait trouvé le corps sans vie de la femme dans la salle de bain de son appartement de location. L’homme aurait alors « paniqué » et décidé de transporter son corps jusqu’au quartier de Kypséli dans une valise.