Loi de simplification : les parlementaires peuvent-ils ajouter tout ce qu’ils veulent dans la loi ?
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’Université de Poitiers
Relecteurs : Bertrand-Léo Combrade, professeur de droit public à l’Université de Poitiers
Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’Université de Poitiers
Source : Le Monde, 14 avril 2026
Amendée à foison, la loi de simplification relance le débat sur la liberté parlementaire, pourtant strictement encadrée par la Constitution.
La loi de simplification de la vie économique a été adoptée définitivement ce mercredi 15 février par le Sénat, après un parcours long et houleux depuis son dépôt en procédure accélérée en avril 2024. Il aura connu une dissolution de l’Assemblée nationale et quatre gouvernements.
Examiné par une commission mixte paritaire (CMP) regroupant députés et sénateurs, le projet de loi prévoit de mettre fin aux zones à faible émission (ZFE) et aux zones de non-artificialisation des sols (ZAN).
L’examen de ce projet de loi a aussi été rallongé du fait d’un dépôt très important d’amendements divers, bien que la Constitution interdise les amendements trop éloignés de l’objet initial de la loi. Certains articles semblent si décalés par rapport à l’objet du texte qu’ils pourraient bien être inconstitutionnels, comme, par exemple, l’article qui abroge les zones à faibles
...