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La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, à Paris, le 12 mai 2026. (Photo : Thomas Samson / AFP)

Hantavirus : non, les autorités françaises n’envisagent pas la vaccination obligatoire

Création : 29 mai 2026

Autrice : Maylis Ygrand, journaliste

Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste

Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste

Source : Compte Facebook, le 18 mai 2026

Des internautes affirment que la vaccination pourrait devenir obligatoire contre le hantavirus. Si des mesures sanitaires ont été prises pour éviter de nouvelles contaminations, il n’a été fait aucune mention d’une quelconque campagne de vaccination. Il n’existe d’ailleurs aucun vaccin contre cette souche.

Serait-ce reparti pour une nouvelle campagne de vaccination ? Depuis la mi-avril, trois personnes, qui voyageaient à bord du bateau de croisière MV Hondius, sont décédées à la suite d’une contamination à un hantavirus. Pour arrêter la propagation du virus, le gouvernement français a pris plusieurs mesures sanitaires.

Parmi elles, certains internautes affirment que la « vaccination obligatoire » serait envisagée par les autorités. « Obligatoire ou pas c’est non », tacle une internaute.

Rien ne permet pourtant d’affirmer que les autorités sanitaires réfléchiraient à imposer un nouveau vaccin à la population française.

Un vaccin qui n’existe actuellement pas

Si les autorités sanitaires n’ont pas envisagé une potentielle vaccination obligatoire contre cet hantavirus, c’est d’abord parce qu’il n’en existe aucun. En effet, comme le rappelle l’Institut Pasteur dans une Foire aux questions à propos des récents cas de hantavirus, « à ce jour, aucun vaccin homologué ni traitement antiviral spécifique n’est disponible ».

Ainsi, lorsque la Direction générale de la santé a transmis un message d’urgence aux professionnels de santé à propos du cluster de cas de hantavirus, elle a précisé qu’ « il n’existe actuellement ni traitement spécifique ni vaccin » et que « la prévention repose donc sur la rupture de la chaîne de transmission ».

Pour rompre celle-ci, le gouvernement français a donc misé sur un isolement strict des personnes soupçonnées d’être infectées. Les 26 personnes contacts, dont 4 croisiéristes, ont été isolées et prises en charge en milieu hospitalier spécialisé. Et ce, pour une durée de 42 jours, conformément à la durée maximale d’incubation de l’hantavirus.

Une période d’incubation longue

Au contraire d’une campagne de vaccination généralisée de la population, le gouvernement français avait d’abord réfléchi à des mesures sanitaires moins strictes. Si d’autres options ont donc été envisagées, ce n’est pas le cas de celle d’une supposée campagne de vaccination d’un vaccin qui n’existe pas.

Dans une interview pour Ouest-France, publiée le 16 mai 2026, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist a affirmé qu’ « à ce stade, la chaîne de transmission est maîtrisée sur le sol français » mais qu’en raison d’une période d’incubation longue, « notre travail [celui du gouvernement et des agences sanitaires, ndlr] ne s’arrête pas là, nous restons en état de suivi et de vigilance ».

Le 26 mai dernier, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, indiquait que « certains cas contacts ont contesté devant la justice les mesures d’isolement préventif imposées » mais que « la justice a validé la légalité de ces décisions ».

D’après les dernières informations délivrées par le chef de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le 27 mai 2026, « aucun nouveau décès n’a été signalé depuis le 2 mai. Le nombre total de décès reste à trois sur les 13 cas signalés jusqu’à présent ».