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Boulevard périphérique vu depuis l'avenue de la Porte d'Asnières, Paris. Photo : Chabe01. CC BY-SA 4.0

La vitesse sur le périphérique parisien va-t-elle bientôt être abaissée à 30 km/h ?

Création : 29 avril 2026
Dernière modification : 30 avril 2026

Auteur : Nicolas Turcev, journaliste

Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste

Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste

Source : Compte Facebook, le 8 avril 2026

D’après plusieurs internautes, le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, aurait pris la décision de diminuer l’allure des véhicules sur le périphérique parisien. Cette information se fonde en réalité sur un poisson d’avril d’un magazine automobile. Les élus écologistes de la majorité municipale ont toutefois bien proposé de baisser la limitation de vitesse sur certains tronçons, mais pas avant plusieurs années.

Nouvelle perte de vitesse pour le périphérique parisien ? Selon plusieurs internautes inquiets, le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, aurait pris la décision d’abaisser la limitation de vitesse sur la boucle de bitume à 30 km/h.

Ce serait la seconde diminution de l’allure en deux ans après l’abaissement à 50 km/h décidé en octobre 2024 par la précédente maire de Paris, Anne Hidalgo. De quoi affoler plusieurs automobilistes qui, en commentaire, font part de leur crainte de « revenir au Moyen-Âge ».

Heureusement pour eux, rien n’est vrai. En tout cas, pas à ce stade.

Le programme d’Emmanuel Grégoire, élu au second tour des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, ne contient pas de mesure prévoyant un abaissement de la vitesse à 30 km/h sur le périphérique parisien.

Elle ne figure pas non plus au programme des délibérations des premiers conseils municipaux de la nouvelle mandature. Contactée, la mairie de Paris n’avait pas répondu à nos sollicitations au moment de la parution de l’article.

La publication des posts coïncide avec la parution d’un article sur un site d’actualités liées au secteur de l’automobile. Le site y affirme qu’Emmanuel Grégoire a « décidé d’autoriser les vélos de circuler sur le périphérique, tandis que la vitesse maxi[male] autorisée baissera à 30 km/h ». Autant de mesures « dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er septembre prochain », pronostique l’auteur. L’article, publié le 1er avril, a été mis à jour le lendemain pour préciser qu’il s’agissait d’un poisson d’avril.

Pas totalement exclu d’ici plusieurs années

Si l’annonce d’une décision aussi drastique n’est qu’une blague potache, certaines mesures prévues par Emmanuel Grégoire vont dans ce sens. L’édile socialiste prévoit de poursuivre la transformation du périphérique pour en faire un « boulevard urbain » qui serait « une grande ceinture culturelle, verte et sportive ».

Porté par les alliés écologistes de la majorité municipale, ce projet vise à désenclaver Paris en adoucissant la rupture créée par le périphérique entre la capitale et sa banlieue proche, dans le cadre du Grand Paris.

Une première étape de ce chantier doit voir le jour sous le mandat d’Emmanuel Grégoire sur le tronçon situé porte de Gentilly, pour un coût estimé de 10 à 15 millions d’euros. Les alliés écologistes de la majorité municipale n’ont pas exclu que ces aménagements puissent donner lieu à un abaissement de la vitesse sur certains segments du périphérique.

Mais celle-ci n’interviendrait que lorsque le périphérique « sera pleinement transformé en boulevard urbain », avaient précisé les écologistes au magazine Challenges avant le premier tour des élections municipales. Soit pas avant plusieurs années.