Attention à ces images censées montrer l’arrestation du chanteur Gims
Autrice : Maylis Ygrand, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste
Source : Compte Facebook, le 25 mars 2026
Des internautes relaient des images montrant prétendument l’arrestation du chanteur Gims. Si les faits sont réels, certaines des photos qui circulent sur les réseaux sociaux ont été générées au moyen d’une intelligence artificielle.
Les douanes françaises l’attendaient de pied ferme. Le mercredi 25 mars 2026, le chanteur Gims est arrêté à son arrivée à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle dans le cadre d’une affaire de blanchiment présumé.
Quelques heures après son arrestation, de nombreuses images censées montrer l’arrestation (comme ici ou là) sont relayées sur les réseaux sociaux. « L’ambassadeur de la culture congolaise, Ghandi Djuna, aka Gims, a été arrêté et placé en garde à vue pour blanchiment en bande organisée ce mercredi à Paris. Les enquêtes sont ouvertes », légende un internaute.
Mais si les faits sont réels, certaines images partagées sur la toile sont en réalité fausses.
Menottes aux mauvais poignets
Au vu de la viralité des publications relayant ces images, Les Surligneurs n’ont pas réussi à remonter à leurs premières occurrences. Néanmoins, de nombreux éléments permettent de douter de l’authenticité de ces photographies.
Sur la première image, l’artiste Gims est escorté en pleine rue alors que la scène est censée avoir lieu à l’aéroport. De plus, si le chanteur a les mains dans le dos comme s’il attendait d’être menotté, c’est le policier censé lui passer les menottes qui les porte en réalité. Quant aux badauds représentés, ils semblent stupéfaits de la scène mais… regardent en réalité à côté de Gims. Ces différentes incohérences semblent trahir une origine artificielle.
C’est « 100 % de l’IA » a confirmé aux Surligneurs le Service d’information et de communication de la police nationale (Sicop). Ce dernier a souligné d’autres incohérences qui confirment l’artificialité de l’image. Par exemple, l’écusson du policier positionné au premier plan de la photographie ne porte pas l’inscription « Police nationale » mais « Force nationale ».
Grade inexistant
Même son de cloche de la part du Sicop pour la seconde image. Cette fois, le chanteur Gims est bien escorté par des forces de l’ordre dans ce qui semble être un aéroport. Mais le service de communication pointe le doigt sur un « grade qui n’existe pas » et des calots similaires alors que « les policiers et les gendarmes n’ont pas les mêmes ». Enfin, toutes les forces de l’ordre semblent avoir quasiment le même visage. À nouveau, ces différents éléments permettent d’affirmer que cette image a également été générée au moyen d’une intelligence artificielle.
D’ailleurs, les recherches d’images inversées exécutées pour trouver l’origine des deux photographies indiquent que ces images ont été créées avec « l’IA de Google ».
Tout comme l’AFP, qui s’est également penchée sur cette infox, Les Surligneurs n’ont trouvé aucune photographie authentique de l’arrestation. Prudence donc concernant les images circulant en ligne à propos de l’arrestation du chanteur Gims.
