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ZFE : pourquoi leur suppression pourrait voler en éclat ?

Un panneau de signalisation de zone à faibles émissions (ZFE), à Paris, le 5 avril 2025. (Photo : Thomas Samson / AFP)
Création : 11 juillet 2025
Dernière modification : 21 janvier 2026

Cet article, initialement publié en juin 2025, est republié afin d’éclairer l’actualité du jour.

Auteur : Jean-Paul Markus, professeur de droit public, université Paris-Saclay

Relecteurs : Vincent Couronne, docteur en droit européen, enseignant à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye Bertrand-Léo Combrade, professeur de droit public, université de Poitiers

Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste

Députés et sénateurs ont acté le 20 janvier 2026 la suppression des zones à faibles émissions via un amendement à la loi de simplification. Cette décision, encore non définitive, pourrait se heurter au Conseil constitutionnel et au droit européen. À cette occasion, Les Surligneurs republient leur analyse.

Alors que le Conseil d’État venait tout juste de clore une décennie de contentieux en se déclarant enfin satisfait de l’action de l’État en matière de lutte contre la pollution de l’air, le législateur a choisi… de tout annuler.

Supprimer les zones à faibles émissions (ZFE), sans mesure de remplacement, c’est risquer de se heurter au juge constitutionnel. Car le Conseil constitutionnel ne se contente pas de contrôler, sur la forme, le respect de la procédure législative. Il s’assure également, sur le fond, du respect des droits et libertés garantis par la Constitution.

Et parmi eux, le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, consacré par l’article 1er de la Charte de l’environnement. La loi votée pourrait ainsi être censurée avant même d’entrer en vigueur. Mais si ce verrou saute, d’autres juridictions attendent déjà leur tour.

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