“Restaurer la souveraineté du peuple” : Bruno Retailleau veut défier le droit européen et international
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Relecteurs : Bertrand-Léo Combrade, professeur de droit public à l’université de Poitiers
Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Source : Projet de loi constitutionnelle des Républicains
Bruno Retailleau propose une révision constitutionnelle pour rendre au peuple français le « dernier mot » face au droit européen et international. Le texte se heurterait à un obstacle qu’une révision de la Constitution ne peut pas lever : les engagements européens de la France.
Fin 2024, et tout juste nommé ministre de l’Intérieur dans l’éphémère gouvernement de Michel Barnier, Bruno Retailleau avait déclaré que l’État de droit n’était « ni intangible, ni sacré », marquant le début de sa croisade contre ce qu’il juge être « un cadre idéologique pour ceux qui poussent un agenda progressiste ». Deux ans plus tard, le désormais candidat à l’élection présidentielle semble vouloir passer du discours à la pratique en dévoilant progressivement son programme dans lequel il promet « donner le dernier mot au peuple ».
Dans un entretien pour Le Figaro, Bruno Retailleau a annoncé un projet de loi constitutionnelle, qu’il présentera s’il est élu, et qui bouleverse un grand nombre de principes existants, dans le but de « restaurer la souveraineté du peuple ».
Bruno Retailleau entend rendre au peuple français
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