Présidentielle 2027 : Les Surligneurs lancent avec QuotaClimat un dispositif de détection précoce de la désinformation
Les Surligneurs
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, Les Surligneurs s’associent à l’association QuotaClimat pour lancer Droit à l’Info : une initiative inédite pour identifier les narratifs de désinformation avant qu’ils ne s’installent dans le débat public.
Le droit à l’information, dans sa double dimension de droit d’informer et d’être informé, est consacré par la Constitution française et par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. C’est précisément ce droit que Droit à l’Info entend défendre, concrètement et en amont.
Un angle mort dans les dispositifs existants
Les fact-checkers et vérificateurs jouent un rôle essentiel dans le débat public. Mais ils interviennent parfois après : une fois le narratif installé, repris, commenté et partagé. Or la désinformation a une mémoire et une logique propres. Les travaux menés par QuotaClimat avec l’Observatoire des Médias sur l’Écologie le documentent : parmi les affirmations trompeuses les plus répandues dans les médias audiovisuels français, 18 sur 19 des plus répétées étaient déjà identifiées six mois plus tôt.
C’est cet angle mort que Droit à l’Info cherche à combler : identifier les récits trompeurs en amont de leur propagation, et diffuser des alertes fiables avant que la désinformation ne s’installe.
Comment fonctionne le dispositif ?
Droit à l’Info repose sur trois étapes articulées, encadrées par un comité de chercheurs et d’experts indépendants.
Détecter. Les contenus des réseaux sociaux (X, Instagram, Facebook, plateformes vidéos et forums en ligne) et des médias audiovisuels (dix-huit stations radio et chaînes TV publiques et privées) sont analysés en continu. Des outils de détection automatisée extraient chaque jour les récits émergents susceptibles de relever de la désinformation.
Vérifier. Les contenus signalés sont analysés par la rédaction des Surligneurs ou des fact-checkers partenaires comme Science Feedback, selon les standards de l’European Fact-Checking Standards Network (EFCSN). Chaque affirmation est qualifiée précisément : fausse, trompeuse ou infondée.
Diffuser. Lorsqu’un narratif présente un risque réel de propagation, une alerte est émise via le site droitalinfo.org et la chaîne publique WhatsApp Droit à l’Info. Chaque alerte précise le narratif concerné, les faits établis, les éléments de vérification et les contre-arguments utiles.
Le rôle des SURLIGNEURS
Préserver l’intégrité de l’information, c’est contribuer à préserver les conditions mêmes d’un débat démocratique éclairé.
Vincent Couronne, directeur général et co-fondateur des Surligneurs
Dans ce dispositif, Les Surligneurs apportent leur expertise de vérification : analyse des affirmations identifiées, application des critères de qualification (faux, trompeur, infondé), production d’articles de fact-checking. Un travail qui s’inscrit dans la continuité de notre mission de legal-checking, appliqué ici à un périmètre élargi, avec la même exigence de rigueur et de sourçage.
« L’enjeu n’est pas de produire une vérité officielle ni d’arbitrer des opinions légitimes. Une démocratie a besoin d’un espace commun de faits sur lequel les citoyens peuvent s’appuyer pour débattre et exercer leur jugement. Préserver l’intégrité de l’information, c’est contribuer à préserver les conditions mêmes d’un débat démocratique éclairé. »
Vincent Couronne, directeur général et co-fondateur des Surligneurs
Une gouvernance indépendante
Droit à l’Info est encadré par un comité de quatre chercheurs et experts : Catherine Bertrand-Ferrandis (communication des risques en santé publique, OMS), Nataly Botero (sémiologue, Université Paris-Panthéon-Assas), Laurent Cordonier (sociologue, Fondation Descartes) et Thomas Huchon (journaliste d’investigation, spécialiste des manipulations de l’information). Le comité se réunit mensuellement pour valider les orientations méthodologiques du dispositif.
L’initiative est financée en partie par le fonds de dotation La Concorde.
Phase de lancement et perspectives
Le dispositif entre aujourd’hui dans une phase de validation opérationnelle de trois mois, centrée sur la désinformation climatique. À partir de juillet 2026, le périmètre pourra s’étendre à d’autres thématiques : international, économie, démocratie, social.
Rejoignez la chaîne WhatsApp
