Meurtre de Thomas Perotto à Crépol : le droit reconnaît-il l’existence d’un « racisme anti-blanc » ?
Autrice : Maylis Ygrand, journaliste
Relecteurs : Jean-Baptiste Thierry, professeur de droit pénal à l’université de Lorraine
Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste
Source : Article de Valeurs actuelles, le 24 juillet 2026
Fin juillet, les juges d’instruction ont décidé de retenir la circonstance aggravante de racisme dans le cadre de l’enquête sur la mort de Thomas Perotto en 2023. Cette décision a été saluée par certaines personnalités de droite et d’extrême droite comme une reconnaissance du « racisme anti-blanc ». Entre raccourcis et instrumentalisation, Les Surligneurs font le point juridique sur cette notion.
Une partie de la justice vient-elle de reconnaître l’existence d’un « racisme anti-blanc » ? Alors que l’instruction était censée être close, les juges d’instruction ont finalement décidé, fin juillet, de retenir la circonstance aggravante de racisme, dans le cadre de l’enquête sur la mort de Thomas Perotto, dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023.
Ce soir-là, à Crépol, dans la Drôme, le bal d’hiver vire à l’affrontement entre des jeunes du village et d’autres venus pour certains du quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère. Poignardé à deux reprises, Thomas Perotto succombe à ses blessures alors qu’il est en route pour l’hôpital.
Plus de deux ans après les faits, les juges d’instruction, après avoir reçu de nouvelles observations de la part des parties civiles, ont finalement décidé de retenir la circonstance aggravante de racisme contre les 14 personnes mises en examen pour meurtre et tentative
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