Éric Ciotti pouvait-il annuler un mariage à cause de rodéos urbains ?
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Relecteurs : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay
Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Source : Compte X d'Éric Ciotti, 12 septembre 2026
Juridiquement, un maire ne peut pas « annuler » un mariage pour trouble à l’ordre public. Il peut, tout au plus, le reporter brièvement et sous des conditions strictes. Une règle d’annulation « automatique » annoncée à l’avance est contraire au droit.
Ce samedi 12 septembre 2026, le maire (UDR) de Nice Éric Ciotti a fait savoir qu’il avait demandé l’annulation d’un mariage prévu à 11 h au parc Phoenix, après qu’un cortège nuptial eut, selon lui, bloqué une voie rapide et multiplié les infractions au code de la route. Il a posé une règle générale : « Chaque mariage provoquant des troubles à l’ordre public sera automatiquement annulé ».
Certains habitants de la Cité des Anges applaudissent la mesure, quand d’autres estiment qu’elle est disproportionnée. Et qu’en dit le droit ?
Un seul cas possible de suspension du mariage
Un maire a, dans ses fonctions, deux rôles : celui d’officier d’état civil et celui d’autorité de police. Comme officier d’état civil, le maire agit au nom de l’État, sous le contrôle du procureur de la République....
