Autonomie de la Corse : le gouvernement a-t-il tordu la Constitution pour répondre aux revendications des Corses ?
Dernière modification : 26 mai 2026
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Relecteurs: Bertrand-Léo Combrade, professeur de droit public à l’université de Poitiers
Sacha Sydoryk, maître de conférences en droit public à l’université de Picardie Jules Verne
Etienne Merle, journaliste
Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste
À moins d’un an de la fin du mandat d’Emmanuel Macron, le projet d’autonomie de la Corse s’accélère. En choisissant de faire examiner la révision constitutionnelle d’abord par l’Assemblée nationale plutôt que par le Sénat, le gouvernement interprète assez largement la Constitution pour aller au plus vite. Au point de s’arranger avec la Constitution ?
Il reste un an avant la fin du mandat d’Emmanuel Macron et l’un des sujets brûlants de la décennie écoulée n’a pas encore été traité : celui de l’autonomie juridique de la Corse.
Une question qu’il faudrait boucler avant le mois d’avril 2027 et l’élection d’un nouveau président de la République. Si Emmanuel Macron a lancé ce chantier et semble souhaiter ardemment le voir aboutir, il n’est pas dit que son successeur le reprendra.
Pour voir cette autonomie juridique un jour aboutir, il faut passer par une modification de la Constitution ; et donc par un projet de loi constitutionnelle. Pour être adopté, ce texte aurait dû être d’abord examiné par le Sénat et ensuite dû être voté par l’Assemblée nationale dans les mêmes termes. Pour que la révision de la Constitution soit entérinée, députés et sénateurs sont réunis en Congrès à
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