Affaire Patrick Bruel : comment l’accumulation de plaintes pourrait écarter certaines prescriptions
Autrice : Maylis Ygrand, journaliste
Relecteur : Jean-Baptiste Thierry, professeur de droit pénal à l’université de Lorraine
Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste
Depuis sa mise en examen, le 10 juin 2026, Patrick Bruel est visé par de nouvelles plaintes pour violences sexistes et sexuelles. Si certains faits dénoncés apparaissent a priori prescrits, l’accumulation de plaintes pourrait permettre d’écarter certaines prescriptions.
Des plaintes qui ne cessent de s’accumuler. Le 10 juin 2026, Patrick Bruel a été mis en examen dans quatre dossiers pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel. Il a également été placé sous le statut de témoin assisté dans quatre autres affaires d’infractions sexuelles.
Depuis, de nouvelles plaintes ont été déposées. Au total, ce sont plus de 30 femmes qui accusent le chanteur d’infractions sexuelles sur une période s’étalant de 1991 à 2019.
Patrick Bruel, qui bénéficie de la présomption d’innocence, a, quant à lui, réfuté « toute accusation de viol » et plus largement toutes « les allégations de violence, de brutalité ou de contrainte », assurant n’avoir « jamais outrepassé un refus », rapporte Mediapart.
Parmi les plaintes déposées, certains faits dénoncés sont anciens. Mais s’ils paraissent d’ores et
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