Condamnation de Marine Le Pen : la justice en accusation, des élus à la dérive
Auteurs : Etienne Merle, journaliste, rédacteur en chef
Jean-Paul Markus, professeur de droit public, université Paris-Saclay
Relectrice et relecteur : Maylis Ygrand, journaliste
Vincent Couronne, docteur en droit européen, enseignant à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
Source : Publications sur X
Chaque mois, Les Surligneurs sélectionnent la pire déclaration juridique de nos hommes et femmes politiques. Boulette, démagogie, absurdité, bienvenue dans notre rappel à la loi !
Ah, la loi ! Ce texte sacré que l’on brandit avec ferveur pour légitimer ses postures… et qu’on piétine sans vergogne dès lors qu’il ne sert plus ses intérêts. Depuis la condamnation de Marine Le Pen à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme aménageable, et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics, une vague d’indignations sélectives et de désinformations juridiques déferle sur l’espace médiatique (lire notre dossier).
Ce n’est plus seulement une guerre d’interprétation : c’est une attaque en règle contre les fondements mêmes de notre État de droit. Il est donc temps de remettre un peu de clarté — et de droit — dans ce concert d’approximations. Bref : un rappel à la loi s’impose.
Faut-il le rappeler ? Les juges, tels que formés dans les universités puis l’École nationale de la magistrature, ne sont censés être ...