Non, Amélie de Montchalin n’a (toujours) pas promu la fin de vie anticipée pour les personnes âgées
Autrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Relecteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’Université de Poitiers
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
Source : Compte X, le 23 juillet 2026
Une fausse citation attribuée à la première présidente de la Cour des comptes concernant l’euthanasie de personnes âgées est, en réalité, issue d’un compte parodique datant de 2018.
Toute occasion est bonne à prendre pour remettre au goût du jour les faux les plus tenaces du web. Alors que la loi sur la fin de vie a finalement été votée à l’Assemblée nationale après deux ans de tractations parlementaires, une fausse citation d’Amélie de Montchalin sur l’euthanasie des personnes âgées réapparaît opportunément.
Une capture d’écran d’un tweet rapporte des propos attribués à Amélie de Montchalin, présentée comme une députée LREM. « Il y a un âge, lorsqu’on devient un poids financier important pour la société, où la question de la fin de vie anticipée doit être posée; il faut en finir avec les tabous », aurait dit celle qui a été au gouvernement de plusieurs Premiers ministres des deux quinquennats d’Emmanuel Macron.
Celle qui est désormais première présidente de la Cour des comptes n’a jamais prononcé ces paroles; elle est issue d’un compte clairement satirique qui avait publié ce tweet en … 2018.
Un compte parodique
De nombreux médias ont déjà eu l’occasion de se pencher sur ce tweet complètement parodique. Ce que la capture d’écran se cache bien de montrer est le nom de l’utilisateur publiant le tweet : c’est le compte Le Journal de l’Élysée qui l’avait publié le 21 septembre 2018. Celui-ci se présente clairement comme un compte « TRÈS parodique ». Il publiait jusqu’en 2022 de fausses citations de membres du gouvernement ou de politiques.
Si le tweet original date de 2018, il a été réutilisé de façon malveillante et premier degré à diverses reprises, comme en témoignent les articles de l’AFP qui rapportait qu’en décembre 2019, le tweet avait été utilisé à l’approche du mouvement de contestation des retraites, de 20 minutes en avril 2020 pendant le premier confinement ou encore de Marianne en mars 2022.
