Comment Marine Le Pen peut jouer la montre pour s’éviter un bracelet électronique pendant la campagne
Auteur : Etienne Merle, journaliste
Relecteur : Jean-Bapstiste Thierry, professeur de droit pénal à l’université de Lorraine
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
Tout juste condamnée pour détournement de fonds publics par la Cour d’appel de Paris, la candidate à l’élection présidentielle dispose d’atouts dans sa manche pour tenter de retarder la décision de la Cour de cassation… jusqu’au lendemain du second tour ?
Une décision cohérente ou un calcul politique ? Ce 7 juillet 2026, Marine Le Pen a été condamnée à une peine de 100 000 euros d’amende, trois ans d’emprisonnement dont deux avec sursis et à quarante-cinq mois d’inéligibilité dont trente avec sursis.
Une décision plus souple qu’en première instance qui permet, en l’état, à la députée du Nord de se présenter à l’élection présidentielle. Sur TF1, le soir même, Marine Le Pen a annoncé sa candidature en même temps que son souhait de se pourvoir en cassation. Autrement dit, elle va demander à la plus haute juridiction du pays de vérifier la correcte application de la loi et la régularité juridique de la décision.
Interrogée sur TF1, Marine Le Pen présente ce pourvoi comme un droit, celui de défendre son innocence : « Je pense que deux juridictions peuvent commettre une erreur et l’État de droit le
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