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Zuckerberg vs European Union : que peut faire l’UE après les déclarations chocs du patron de Meta ?

Création : 20 janvier 2025
Dernière modification : 28 janvier 2025

Auteur : Philippe Mouron, professeur de droit privé, directeur du Master Droit des communications électroniques, Aix-Marseille université

Relecteurs : Jean-Paul Markus, professeur de droit public, université Paris-Saclay

Etienne Merle, journaliste

Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste

L’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis entraîne un revirement brutal de la politique de modération des grandes plateformes. Ce changement, conforme au droit états-unien, se heurte aux exigences de l’Union européenne en matière de sécurité et de lutte contre la désinformation. Une confrontation juridique et géopolitique se profile entre ces deux approches.

« Il est de notre responsabilité de défendre les entreprises américaines face aux régulateurs européens. Après tout, nous assurons la défense de l’Europe, donc nous ne nous soucions pas vraiment de ce qu’ils ont à dire. » C’est en ces termes cinglants que Marjorie Taylor Greene, habituée des phrases chocs, a exprimé son soutien à Mark Zuckerberg.

Les propos de la représentante du 14ᵉ district de Géorgie reflètent bien la dimension géopolitique des récentes déclarations faites par ce dernier, quant aux nouvelles conditions de modération des plateformes du groupe Meta et la fin de ses accords de fact-checking aux États-Unis, rejoignant ainsi la vision portée par Elon Musk s’agissant de X.

Si cette évolution n’a rien de surprenant aux États-Unis, elle interroge quant à sa portée au sein de l’Union européenne. En effet, des textes, tels que le règlement sur les

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