« Grandes rafles » : que risque Arno Klarsfeld vis-à-vis du Conseil d’État pour ses propos sur CNews ?
Autrice : Kayliz Soeroastro, étudiante en M1 Métiers du Droit et action publique à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye
Relecteur et relectrice : Jean-Paul Markus, professeur de droit public, Université Paris-Saclay
Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article :
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
Source : Compte X, le 25 janvier 2026
En parlant de « grandes rafles » pour arrêter les étrangers en situation irrégulière le 24 janvier 2025 sur Cnews, l’ancien avocat et conseiller d’État, Arno Klarsfeld, a provoqué un tollé politico-médiatique. La juridiction suprême de l’ordre administratif a engagé une procédure disciplinaire à son encontre. Dans quel cadre, un conseiller d’État peut-il exprimer ses opinions ? Explications.
Le 24 janvier dernier, Arno Klarsfeld, ex-avocat, conseiller d’État depuis 2010, a parlé, sur Cnews, de « grandes rafles » pour arrêter les étrangers en situation irrégulière.
« Si on veut se débarrasser des OQTF, il faut organiser, comme fait Trump avec l’ICE [la police américaine de l’immigration, ndlr] des sortes de grandes rafles un peu partout. Mais en organisant des grandes rafles, c’est-à-dire en essayant d’attraper le plus d’étrangers en situation irrégulière, on commet aussi des injustices », a détaillé le fils de Béate et Serge Klarsfeld, les « chasseurs de nazi ».
Les propos ont immédiatement suscité un tollé médiatique et politique, notamment par des personnalités politiques de gauche à l’instar de Mathilde Panot, Olivier Faure et Thomas Portes. Ce dernier a saisi la procureure de la République, estimant que ces propos pourraient relever de qualifications pénales, comme l’incitation à la...
