Élections à la FFE : la Fédération d’équitation est-elle devenue une forteresse imprenable ?
Autrice : Lili Pillot, journaliste
Relecteurs : Etienne Merle, journaliste
Maylis Ygrand, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
Après vingt ans de présidence de Serge Lecomte à la tête de la FFE, l’élection de son « dauphin », Frédéric Bouix, ne surprend personne. Derrière cette accession au pouvoir se dessine un système de modifications statutaires qui, selon les opposants, a largement favorisé le maintien au pouvoir du « clan Lecomte », ce que la Fédération conteste fermement.
Le suspens n’aura pas duré longtemps. Le 19 décembre 2024, la Fédération française d’équitation (FFE) a officiellement révélé le visage de son nouveau président. Du moins, en théorie, car en pratique, les adhérents de la FFE connaissaient déjà son nom, bien avant son élection.
L’heureux vainqueur s’appelle Frédéric Bouix. Ancien délégué général de la FFE, il est un proche de Serge Lecomte, l’indétrônable président sortant de la troisième fédération sportive du pays depuis 2004, qui a décidé de tirer sa révérence.
Il y en a pourtant quelques-uns qui ont tenté de renverser l’ordre établi. Jusqu’au début du mois de novembre 2024, le candidat d’opposition, Emmanuel Feltesse, était encore en lice.
Mais une erreur administrative a tout fait basculer : la liste Feltesse a été rejetée, et l’opposition, réduite à néant. Selon une partie de l’opposition, cette situation est symptomatique du
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