L’ombre de Civitas plane sur une école du Gers
Autrice : Nathalie Gathié (Mediacités)
Le mot des Surligneurs : Jean-Paul Markus, professeur de droit public, université Paris-Saclay et codirecteur scientifique des Surligneurs.
Cet article a été publié le 24 février 2025 sur le site de notre partenaire Mediacités et édité pour les lecteurs des Surligneurs.
Officiellement dissous, le mouvement d’extrême-droite bouge encore. Depuis 2017, dans une école catholique hors contrat du Gers, une vingtaine d’enfants sont formés à la contre-révolution catholique et à la sécession chères à Civitas et à ses affidés. Des dérives intégristes que les autorités laissent curieusement prospérer.
Vade retro journalistas ? Aux abords de l’école Notre‐Dame Divine Bergère dans le coquet hameau d’Aurenque, rattaché au village gersois de Castelnau d’Arbieu, il ne fait pas bon dégainer une carte de presse. « Les médias incarnent le système, celui qui aliène et veut nous déposséder de l’éducation de nos enfants. Grâce à Dieu, vous n’y parviendrez pas ! », gronde une mère d’élève alors que sonne la cloche de cet établissement catholique hors contrat, dont le Canard Enchaîné a récemment révélé les dérives intégristes.
Jupe aux chevilles et fichu sur cheveux indociles, la trentenaire récupère ses bambins à la hâte. Tous les deux comptent parmi la vingtaine d’enfants de primaire et de maternelle scolarisés dans cette structure clairement positionnée à l’extrême droite du Christ.
Des catholiques intégristes
Sur le point de tourner les talons, la dame se radoucit, lâche dans un murmure qu’elle
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