Les Surligneurs est un média indépendant qui lutte contre la désinformation politique

rubriques
En l'état actuel du droit, la proposition du ministre des PME est illégale. Photo : Bogdan Hoyaux / European Union, 2025 / EC - Audiovisual Service / CC BY 4.0

1er mai : les étudiants pourraient-ils travailler sans être salariés, comme l’a suggéré Serge Papin ?

Création : 20 avril 2026

Auteur : Pascal Caillaud, chargé de recherche CNRS, Laboratoire droit et changement social, Nantes Université 

Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste

Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste

Source : Serge Papin, le 14 avril sur France 2

La proposition avancée par le ministre des PME se heurterait au droit en vigueur : dès lors qu’ils sont placés sous l’autorité d’un employeur, avec des horaires et des tâches définis, les étudiants doivent bénéficier du statut et des protections des salariés. Contourner ces règles exposerait les entreprises à des risques juridiques importants, notamment pour travail dissimulé.

Décidément, les jeunes se tournent trop les pouces. Interrogé sur la proposition de loi renforçant les possibilités de travail le 1er mai, soutenue puis abandonnée par le gouvernement après le vote d’une motion de rejet à l’Assemblée, le ministre des Petites et moyennes entreprises, Serge Papin, a déclaré qu’il aurait souhaité mettre à contribution les étudiants.

Bien que prenant acte de la « décision raisonnable » du Premier ministre de ne pas relancer les débats parlementaires, l’ancien PDG de Système U a tout de même renchéri sur France 2, le 14 avril, estimant « qu’il pourrait y avoir des aménagements, ça pourrait être des étudiants par exemple, qui viendraient travailler ces jours-là sans que ce soit forcément des salariés ». Une proposition contraire au droit du travail actuel.

Le 1er mai, ce jour à part dans l’année

Définitivement férié

...