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Affiches publicitaires pour les candidats à la mairie aux prochaines élections municipales : François Piquemal (à gauche), de La France Insoumise (LFI), et Vanessa Pedinotti (à droite), de Révolution Permanente, à Toulouse, le 9 mars 2026. (Photo : Ed JONES / AFP)

Municipales 2026 : les communes peuvent-elles instaurer un congé menstruel pour leurs employées ?

Création : 18 mars 2026

Auteur : Pascal Caillaud, chargé de recherche CNRS, Laboratoire Droit et Changement social, Nantes Université

Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste

Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste

Source : Programme Demain Toulouse

La proposition avancée par le candidat de l’union de la gauche au second tour des municipales à Toulouse, François Piquemal, outrepasse le pouvoir du maire.

Quand l’État se défile, le maire peut-il rectifier le tir ? Favori du second tour des élections municipales à Toulouse après avoir fusionné avec la liste d’union de la gauche, le député LFI François Piquemal propose l’instauration d’un congé menstruel au sein de la commune. Cette mesure permettrait « aux agentes concernées de bénéficier d’un jour de repos ou d’un aménagement du temps de travail sans perte de salaire ».

Mais, en l’état actuel du droit, la création d’un tel congé dépasse les compétences de la commune. Sa mise en œuvre au niveau national dépend pourtant d’un simple décret, que le gouvernement ne prend pas.

De nombreuses initiatives systématiquement rejetées

La création d’un congé menstruel pour les agentes des collectivités territoriales n’est pas une initiative propre au programme de François Piquemal. Depuis plusieurs années, plusieurs mairies ou départements ont adopté

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