Inéligibilité et antisémitisme : pourquoi Emmanuel Macron s’expose à son propre piège ?
Auteur : Etienne Merle, journaliste
Relecteur : Jean-Baptiste Thierry, professeur de droit pénal à l’Université de Lorraine
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
La proposition du président de la République d’instaurer une peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus condamnés pour des actes et des propos racistes ou antisémites pourrait se heurter au Conseil constitutionnel. Pour éviter la censure, le gouvernement devra manœuvrer, au risque de vider la proposition de sa substance et de son intérêt.
Le président veut rassembler. À un peu plus d’un an de la fin de son mandat, marqué par une instabilité parlementaire, qu’il a lui-même créée, Emmanuel Macron distille depuis plusieurs semaines des propositions censées faire consensus dans l’opinion publique.
Après l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, le chef de l’État revient avec une nouvelle mesure qui, sur le papier, peut difficilement trouver d’adversaires : créer une « peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus condamnés pour « des actes ou des propos antisémites et racistes ».
« Trop souvent, les peines délivrées contre les auteurs de délits et crimes antisémites semblent dérisoires. Pour faire la transparence et la vérité, je souhaite que soit mis en place un suivi précis des peines et des sanctions » a-t-il affirmé, le 13 février 2026, lors de
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