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L’Europe n’a pas de poids dans le monde ? – Objection votre Europe

Épisode 36 du 17 mars 2021

Quelle est l’idée reçue ? 

Que l’Europe, sous-entendu l’Union européenne, n’aurait pas de poids dans le monde.

D’où vient cette légende européenne ?

C’est une idée assez répandue, et il faut dire que peu sont ceux qui disent le contraire, même parmi les premiers responsables, ceux qui dirigent la diplomatie européenne.

Comment s’est-elle répandue ?

À mesure que les dangers et les défis se succédaient aux frontières européennes. Il y a eu le défi soviétique, puis la menace terroriste et aujourd’hui les questionnements sur le rôle de l’Europe entre Chine et États-Unis.

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Parce qu’elle validerait la théorie du déclin de l’Europe. Mais je vous rassure Tania, ce n’est pas propre à l’Europe : on se désole tout autant du manque de puissance de la France, avec ou sans l’Europe.

Vrai ou faux ?

Plutôt faux mais cela dépend de quoi on parle. Du commerce ou de la diplomatie ?

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay). Assistants de production : Pierre de Charrette, Victor Simon, et Ebbane Vallaeys

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, assesseure à la Cour nationale du droit d’asile

Réalisation : Lucien Oriol

Coordination et lectures : Camille Blumberg

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

Une erreur dans cet article ? Faites-le nous savoir : contact@lessurligneurs.eu

Idée reçue n° 35 : L’anglais, lingua franca de l’Europe ? Objection votre Europe, avec Fredericke Maierhofer-Lischka

Épisode 35 du 11 mars 2021

Quelle est l’idée reçue ? 

L’idée c’est que dans les institutions européennes on ne parle qu’anglais, un anglais d’ailleurs dégradé une sorte de globish parlé par des non anglophones.

D’où vient cette légende européenne ?

Des institutions européennes elle-mêmes qui, il faut le dire, s’expriment bien plus en anglais que dans les autres langues. Et des politiques et des journalistes qui relaient cette anglophilie – anglofolie ? – des institutions.

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Parce qu’elle permet de montrer la face qu’on n’aime pas de l’Europe, de la montrer comme le “parti de l’étranger” comme le disait Jacques Chirac en 1978 dans son appel de Cochin – même si l’ancien président a nettement changé sa position sur l’Europe ensuite.

Vrai ou faux ?

C’est plutôt vrai !

 

Invitée

Fredericke Maierhofer-Lischka, interprète de conférence à la Cour de justice de l’Union européenne.

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay). Assistants de production : Flavie Césard, Victor Simon, et Ebbane Vallaeys

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, assesseure à la Cour nationale du droit d’asile

Réalisation : Lucien Oriol

Coordination et lectures : Camille Blumberg

Musique originale : Didier Riey (d’après le morceau “I am Europe” de Chili Gonzales (Boys noise records))

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

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Idée reçue n° 34 : L’Europe n’a pas de compétence en matière de santé ? – Objection votre Europe, avec le professeur Claude Blumann

Épisode 34 du 3 mars 2021

Quelle est l’idée reçue ? 

L’Union européenne n’aurait rien fait pour gérer la crise sanitaire. On avait traité cette question dans l’épisode 13, on était un peu au début de la crise sanitaire. Et quelques mois après, on fait un peu le bilan.

D’où vient cette légende européenne ?

D’un peu partout dans le champ politique français et européen

Comment s’est-elle répandue ?

Le Rassemblement national a largement contribué à répandre cette idée. Et ce qui est paradoxal, c’est que Marine Le Pen se demande à quoi sert l’Europe mais à aucun moment ne se satisfait que l’Europe ne fasse rien car ça serait à l’État d’agir. 

On tombe là dans les contradictions des populistes qui crient haro sur l’Europe en longueur de journée et qui pendant la crise se plaignent qu’elle n’en fasse pas assez. Voudraient-ils plus d’Europe ?

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Cette idée plaît car elle conforte les eurosceptiques sur l’inutilité de l’UE.

Permet aussi, schéma classique, de trouver un bouc émissaire au problème du moment, surtout quand ce problème est dû à des défaillance bien françaises : masques qui manquent, industrie française du médicament partie en Chine, et système de santé mal entretenu, alors que nous pensions être les meilleurs du monde dans ce domaine. 

Et puis s’y ajoute depuis peu l’avance prise par le Royaume-Uni dans la campagne de vaccination, et qui est devenu un argument des pro-brexit ou des critiques de l’action de l’Union.

Vrai ou faux ?

Il est difficile de trancher nettement, la solidarité européenne a failli au début de l’épidémie de coronavirus, mais c’est surtout dû au peu de pouvoirs qu’a l’UE en matière de santé.

INVITÉ

Claude Blumann, professeur émérite de droit de l’Union européenne à Paris 2 Panthéon-Assas, auteur de Droit matériel de l’Union européenne (LGDJ, 2019), de Droit institutionnel de l’Union européenne (LexisNexis, 2019), ainsi que d’un article pour le Club des juristes “Les faiblesses du dispositif anti-crise de la Commission européenne face au Covid- 19″ en avril 2020.

 

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay). Assistants de production : Flavie Césard, Victor Simon, et Ebbane Vallaeys

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, assesseure à la Cour nationale du droit d’asile

Réalisation : Lucien Oriol

Coordination et lectures : Camille Blumberg

Musique originale : Didier Riey (d’après le morceau “I am Europe” de Chili Gonzales (Boys noise records))

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

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L’Europe s’oppose à la Superligue de football ? – Objection votre Europe, avec Jean-Louis Tourre et le professeur Albrecht Sonntag

Épisode 33 du 24 février 2021

Quelle est l’idée reçue ? 

L’idée c’est que la Commission européenne empêcherait l’émergence d’une Superligue de football.

D’où vient cette légende européenne ? 

Eh bien… de la Commission elle-même, Tania.

Vrai ou faux ?

Vu que c’est la Commission, par la voix de son vice-président, qui  s’oppose à la Surperligue, on va dire que c’est quand même plutôt vrai.

Néanmoins, il faut essayer de voir si la Commission européen est réellement en mesure de s’y opposer, ou si c’est de la gesticulation politique pour montrer son soutien à l’UEFA.

 

INVITÉS

  • Jean-Louis Tourre, journaliste sport, co-anime avec Mohamed Bouhafsi tous les soirs à 18h “Top of the foot” sur RMC.
  • Albrecht Sonntag, sociologue, professeur à l’ESSCA Ecole de Management, auteur en 2009 des Identités du football européen (Presses Universitaires de Grenoble).

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay). Assistants de production : Flavie Césard, Victor Simon, et Ebbane Vallaeys

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, assesseure à la Cour nationale du droit d’asile

Réalisation : Lucien Oriol

Coordination et lectures : Camille Blumberg

Musique originale : Didier Riey (d’après le morceau “I am Europe” de Chili Gonzales (Boys noise records))

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

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L’Europe, c’est compliqué d’en parler dans les médias ? – Objection votre Europe, avec Théo Verdier

Épisode 32 du 17 février 2021

Quelle est l’idée reçue ? 

L’idée reçue est qu’on ne parle pas d’Europe dans les médias parce que l’Europe, ça serait compliqué et que ça n’intéresserait pas les Français.

D’où vient cette légende européenne ?

D’un peu partout : des journalistes qui, quand ils reçoivent un député européen le questionnent sur la politique nationale plutôt que sur son travail au Parlement européen, des lecteurs, auditeurs et télespectateurs qui bien souvent zappent quand on parle d’Europe, et des politiques qui s’intéressent trop peu à la politique européenne et donc souvent ne la comprennent pas. Conséquence, silence média.

Comment s’est-elle répandue ?

Ce désintérêt est presque gravé dans l’histoire de la construction européenne. Lorsque l’idée d’une Communauté européenne du charbon et de l’acier, première pierre à la construction européenne a été lancée en 1950, tout au plus avions-nous quelques courts articles dans la presse le lendemain.

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Parce que ça permet de ne pas se remettre en question et de se complaire dans une attitude un peu fainéante. Parler d’Europe, quand ce n’est pas la culture politique dominante, ce n’est pas facile. Créer du récit sur l’Europe, cela requiert du travail, de la formation, une volonté particulière.

Vrai ou faux ?

C’est vrai qu’on parle peu d’Europe dans les médias, mais dire que c’est compliqué, ça, c’est une idée reçue qu’on a déjà démontée dans Objection votre Europe. Dire que ça n’intéresse pas les Français, ce n’est pas ce que disent les études d’opinion.

Invité : Théo Verdier, co-auteur du rapport “Renforcer l’information des Français sur l’Union européenne” (Fondation Jean-Jaurès, décembre 2019), vice-président du Mouvement européen-France.

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide de Flavie Césard, Victor Simon, et Ebbane Vallaeys, de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.

Musique originale : Didier Riey (d’après le morceau “I am Europe” de Chili Gonzales (Boys noise records))

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

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Il n’y a pas d’identité européenne ? – Objection votre Europe

Épisode 31 du 10 février 2021

Quelle est l’idée reçue ? 

Aujourd’hui c’est un épisode un peu spécial. On va quelque peu sortir du domaine du droit qu’on aime tant, et explorer les ressorts de l’identité. Est-elle nationale ou européenne ? Ou les deux ? Ou aucune des deux ?

Pourquoi affirme qu’il y a ou qu’il n’y a pas d’identité européenne plaît ?

Parce que les conséquences sont gigantesques !

Vrai ou faux ?

Dire qu’il n’y a pas d’identité européenne est plutôt faux. L’histoire et le droit nous montrent que cette identité est palpable.

 

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide de Flavie Césard, Victor Simon, et Ebbane Vallaeys, de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.

Musique originale : Didier Riey (d’après le morceau “I am Europe” de Chili Gonzales (Boys noise records))

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

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L’Europe détruit les services publics ? – Objection votre Europe, avec le chercheur Thomas Destailleur

Épisode 30 du 3 février 2021

Quelle est l’idée reçue ? 

C’est assez clair : l’Europe détruit les services publics, elle ne permet pas de financer notre système de solidarité.

D’où vient cette légende européenne ? 

Des souverainistes, de gauche ou de droite (LFI, RN, Debout la France, UPR…)

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Comme souvent, c’est la théorie du bouc émissaire qui fonctionne : à une perception de la réalité (il y a de moins en moins de services publics), on donne une explication confortable et convaincante en apparence (l’Europe est néolibérale, le néolibéralisme est contre les services publics, donc l’Europe est contre les services publics).

Vrai ou faux ?

Plutôt faux mais pour savoir ce qui s’est passé entre l’Europe et les services publics nous recevrons tout à l’heure un des spécialistes du sujet, Thomas Destailleurs, auteur d’une thèse sur l’obligation de service public dans l’Union européenne.

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide de Flavie Césard, Victor Simon, et Ebbane Vallaeys, de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.

Musique originale : Didier Riey (d’après le morceau “I am Europe” de Chili Gonzales (Boys noise records))

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

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L’Europe est gouvernée par des juges ? – Objection votre Europe, avec la professeure Laure Clément-Wilz

Épisode 29 du 27 janvier 2021

Quelle est l’idée reçue ? 

Les juges européens auraient un tel pouvoir que cela porterait atteinte à l’intérêt national de la France. 

D’où vient cette légende européenne ?

Surtout de la droite conservatrice. On a entendu en introduction Philippe Seguin et Guillaume Larrivé. On pourrait citer aussi l’extrême droite qui ne rate pas une occasion de fustiger ces juges non élus, et donc non démocratiques.

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Cela dépend de quel juge européen on parle. Si on parle des droits de l’homme et de la Cour EDH, ce qui dérange, c’est, disons-le tout net, la défense-même des libertés. Qu’il s’agisse de terrorisme, d’immigration, d’adoption pour les couples de même sexe, etc.

Si on parle de la Cour de justice de l’Union européenne, c’est plus complexe car d’une part nombreux sont ceux qui confondent CEDH et CJUE (et aux Surligneurs, on a souvent surligné des politiques), et d’autre part, quand on parle de l’UE, beaucoup ne distinguent pas vraiment les différentes institutions qui la composent : l’UE est un tout, c’est “Bruxelles”, sans subtilité aucune. Et dans ce schéma, se plaindre du gouvernement des juges de la CJUE revient à se plaindre de “Bruxelles”. 

La CJUE n’est donc qu’un prétexte.

Vrai ou faux ?

C’est plutôt faux. Mais on peut en débattre. Et d’ailleurs nous recevons Laure Clément-Wilz, professeure de droit européen à l’UPEC, spécialiste de la CJUE et qui vient de publier un ouvrage “La Cour de justice de l’Union européenne”, chez LGDJ, collection Systèmes.

 

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide de Pierre de Charrette, Victor Simon, Pierre Tréléa et Ebbane Vallaeys, étudiants à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et à l’université Paris Saclay (UVSQ).

Musique originale : Didier Riey (d’après le morceau “I am Europe” de Chili Gonzales (Boys noise records))

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

Bibliographie

Laure Clément-Wilz, La Cour de justice de l’Union européenne, LGDJ, coll. “Systèmes”, 2020 

Laurence Burgorgue-Larsen, Les 3 cours régionales des droits de l’homme in context, Ed. Pedone, 2020

Justine Lacroix et Jean-Yves Pranchère, Le procès des droits de l’homme. Généalogie du scepticisme démocratique, Seuil, 2016

Édouard Lambert, Le gouvernement des juges et la lutte contre la législation sociale aux États-Unis, Ed. Giard, 1921, rééd. Dalloz, 2005

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L’Europe a une armée ? – Objection votre Europe, avec le chercheur Samuel Faure

Épisode 28 du 25 novembre 2020

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Il n’y a pas de défense européenne ? – Objection votre Europe, avec le chercheur Samuel Faure

Épisode 27 du 18 novembre 2020

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L’Europe n’est pas démocratique ? – Objection votre Europe

Épisode 26 du 11 novembre 2020

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Les lobbies dirigent l’Europe ? – Objection votre Europe

Épisode 25 du 4 novembre 2020

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L’Europe nous impose le regroupement familial ? – Objection votre Europe

Épisode 24 du 28 octobre 2020

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L’Europe c’est la paix ? – Objection votre Europe

Épisode 23 du 21 octobre 2020

Quelle est l’idée reçue ? 

L’Europe serait la paix. Grâce à la construction européenne, le continent européen aurait laissé loin derrière lui les guerres qui l’ont défiguré.

D’où vient cette légende européenne ?

Essentiellement des milieux favorables à une poursuite de l’intégration européenne, c’est-à-dire en réalité beaucoup de monde.

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Parce qu’elle permet de faire deux choses : recentrer les Européens sur l’essentiel quand le débat se disperse un peu trop.

Et aussi fermer de manière plus autoritaire le débat lorsque par exemple quelqu’un critique les règles de concurrence ou le fonctionnement du marché intérieur : il y a souvent un débatteur pour vous répondre “oui mais l’Europe c’est la paix”. Fermez le banc et passez à autre chose merci au revoir.

Vrai ou faux ?

A priori vrai, mais on demande quand même des preuves plus tangibles pour en être certains.

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide d’Axel Mouton et Ebbane Vallaeys, étudiants à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et à l’université Paris Saclay (UVSQ).

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

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La France ne respecte pas le droit européen ? – Objection votre Europe

Épisode 22 du 23 septembre 2020

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La France ne respecte pas le droit européen ? – Objection votre Europe

Épisode 22 du 23 septembre 2020

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80 % des lois françaises viennent de l’Europe ? – Objection votre Europe

Épisode 21 du 16 septembre 2020

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Le traité de Lisbonne est un copié/collé de la Constitution européenne ? – Objection votre Europe

Épisode 20 du 9 septembre 2020

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L’Europe écrase les cultures locales ? – Objection votre Europe

Épisode 19 du 2 septembre 2020

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Les eurodéputés sont toujours absents ? – Objection votre Europe

Épisode 18 du 26 août 2020

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L’Europe est un complot de la CIA ? – Objection votre Europe

Épisode 17 du 19 août 2020

Quelle est l’idée reçue ? 

L’Union européenne serait aux ordres des États-Unis, et aurait été fondée par la CIA. Ou plus largement par les intérêts américains, qui sont représentés notamment dans le groupe de Bilderberg.

D’où vient cette légende européenne ?  

Elle provient majoritairement des eurosceptiques.

Marie-France Garaud et François Asselineau accusent J. Monnet et R. Schumann, deux des pères fondateurs de l’Europe, d’être des agents de la CIA.

Philippe de Villiers affirme que l’Union est aux ordres des USA, et qu’elle a été fondée par la CIA et le groupe Bilderberg. 

Comment s’est-elle répandue ?

<Berceau vide double

François Asselineau, président de l’UPR un parti pro-Frexit, prend appuie sur un numéro de la reuve Historia qui accréditerait cette thèse. 

Et puis le buzz provoqué par le livre de PdV qui sort un livre sur l’histoire de la construction européenne en 2019, à la veille des élections européennes.

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Elle permet de décrédibiliser tout l’existence de l’Union européenne, et d’invalider intellectuellement et politiquement tout ce qu’elle peut faire aujourd’hui.

Et même si l’Union fait quelque chose qui pourrait plaire aux nationalistes, il auraient l’option de ne pas s’en réjouir en brandissant la carte CIA.

Vrai ou faux ?

L’idée selon laquelle le lancement de la construction européenne est le fait de la CIA est bien évidemment fausse. Toutefois, il ne faut pas nier la grande influence qu’ont eu les Américains sur le projet européen, ne serait-ce que par le plan Marshall.

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide de Pierre de Charrette, Axel Mouton et Ebbane Vallaeys, étudiants à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et à l’université Paris Saclay (UVSQ).

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

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L’Europe ne s’occupe que de la taille des concombres ? – Objection votre Europe

Épisode 16 du 12 août 2020

Quelle est l’idée reçue ? 

L’Europe réglementait des aspects très précis de notre vie. Avec le bouc émissaire du concombre, on dénonce une Union qui s’intéresse plus aux petits problèmes qu’aux grands.

D’où vient cette légende européenne ? 

C’est une idée assez ancrée dans la population, qui est véhiculée par le personnel politique, surtout à droite de l’échiquier, mais que tout un chacun peut aussi constater.

Un artisan qui installe des toilettes dans une maison voit bien la marque CE en gros, qui indique que le produit respecte les normes de fabrication européennes.

C’est pour cela que l’argument a particulièrement bien marché au Royaume-Uni pendant la campagne sur le référendum sur le Brexit. Au prix parfois de fake news assez ridicules il faut le dire.

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Elle permet de renforcer l’idée selon laquelle l’Europe est dirigée par des technocrates (cf notre épisode 1) qui ont la fièvre régulatrice. 

Vrai ou faux ?

C’était très vrai, ça l’est moins, et de tout façon on peut difficilement faire sans ces réglementations.

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide de Gabriel Doncque et Ebbane Vallaeys, de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

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L’Europe interdit la fessée ? – Objection votre Europe

Épisode 15 du 5 aout 2020

Quelle est l’idée reçue ? 

L’Europe interdit la fessée, oblige la France à éradiquer les châtiments corporels, ce qu’on appelle le droit de correction des parents sur leurs enfants. Plus de fessée découlottée parce que le petit Joseph a manger en douce le dessert de l’anniversaire de mamie, plus de gifle à la caisse du supermarché à l’enfant qui fait un caprice.

D’où vient cette légende européenne ? 

De la droite de l’échiquier politique mais aussi il faut le dire de pas mal de médias qui ont flairé le sujet de l’été.

Et dans OVE, on choisit l’été nous aussi pour en parler.

Comment s’est-elle répandue ?

À partir de 2004 le Conseil de l’Europe se lance dans une croisade contre les violences corporelles infligées aux enfants. 

Mais c’est surtout une décision du Comité des droits sociaux du Conseil de l’Europe en mars 2015 qui met le feu aux poudres, parce que cette décision condamne la France pour ne pas avoir renoncé aux châtiments corporels sur les enfants.

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Parce que c’est l’Europe du Nord, aseptisée et non violente, contre la France latine et sa culture un peu plus chaude.

Vrai ou faux ?

L’Europe n’a rien interdit, elle ne le peut pas. Mais elle a incité.

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide de Victor Simon et Ebbane Vallaeys, de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

Une erreur dans cet article ? Faites-le nous savoir : contact@lessurligneurs.eu

L’Europe impose la Charia ? – Objection votre Europe

Épisode 14 du 29 juillet 2020

Quelle est l’idée reçue ? 

L’Europe favoriserait voire imposerait une implantation rampante de la charia au détriment bien sûr des racines chrétiennes de l’Europe.

D’où vient cette légende européenne ?

Clairement, de l’extrême droite, ou bien de la droite souverainiste. Des personnalités comme Gilles Lebreton, député européen du RN, ou Nicolas Dupont-Aignan de DLF ont pas mal travaillé à répandre cette idée.

Comment s’est-elle répandue ?

C’est une décision de la CEDH en 2019 qui a mis le feu aux poudres, un arrêt Mola Sali contre Grèce, instrumentalisé par certains à grand renfort de réseaux sociaux et avec l’accueil bienveillant de la presse conservatrice.

Pourquoi Cette idée reçue plaît ?

Deux bouc-émissaires : la gauche longtemps accusée par le FN d’avoir été complaisante avec l’islam pour avoir la paix dans les quartiers. L’islamo-gauchisme supposé est un argument récurrent dans la bouche des responsables politiques de l’extrême droite.

Mais aussi, autre bouc-émissaire, la droite libérale accusée de faire affluer les migrants pour des raisons économiques et démographiques : baisse de la natalité, mains d’oeuvre bon marché, la décision d’Angela Merkel en 2015 d’accueillir 1 millions de réfugiés a réalimenté les théories complot is tes notamment du grand remplacement, la fausse théorie qui prétend que les gouvernants ont un plan secret pour remplacer les Européens blancs et chrétiens par des immigrés musulmans.

Vrai ou faux ?

Évidemment faux et c’est même plutôt l’inverse.

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide de Victor Simon et Ebbane Vallaeys, de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

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L’Europe n’a rien fait dans la crise du Coronavirus ? – Objection votre Europe

Épisode 13 du 22 juillet 2020

Quelle est l’idée reçue ? 

L’Union européenne n’aurait rien fait pour gérer la crise sanitaire.

D’où vient cette légende européenne ?

D’un peu partout dans le champ politique français et européen.

Comment s’est-elle répandue ?

Le Rassemblement national a largement contribué à répandre cette idée. Et ce qui est paradoxal, c’est que Marine Le Pen se demande à quoi sert l’Europe mais à aucun moment ne se satisfait que l’Europe ne fasse rien car ça serait à l’État d’agir. 

Non on tombe là dans les contradictions des populistes qui crient haro sur l’Europe en longueur de journée et qui pendant la crise se plaignent qu’elle n’en fasse pas assez. Voudraient-ils plus d’Europe ?

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Cette idée plaît car elle conforte les eurosceptiques sur l’inutilité de l’UE.

Permet aussi, schéma classique, de trouver un bouc émissaire au pb du moment, surtout quand ce problème est dû à des défaillance bien françaises : masques qui manquent, industrie française du médicament partie en Chine, et système de santé mal entretenu, alors que nous pensions être les meilleurs du monde dans ce domaine.

Vrai ou faux ?

Il est difficile de trancher nettement, la solidarité européenne a failli au début de l’épidémie de coronavirus, mais c’est surtout dû au peu de pouvoirs qu’a l’UE en matière de santé.

Malgré tout, fait rare en politique, Ursula von der Leyen reconnaît le manque de solidarité envers l’Italie au début de l’épidémie et lui présente ses excuses.

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide de Gabriel Doncque et Ebbane Vallaeys, de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

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L’Europe est une forteresse contre les migrants ? – Objection votre Europe

Épisode 12 du 15 juillet 2020

Quelle est l’idée reçue ? 

L’Europe serait une forteresse contre les migrants. 

D’où vient cette légende européenne ?

Des partis classés plutôt à gauche, ou plus largement des partis dits progressistes. On a écouté Sophia Int’ Veld, la très influente députée européenne néerlandaise membre du groupe Renaissance au Parlement européen, le parti de centre droit dont est membre LREM.

L’idée vient aussi des militants de la libre circulation des personnes à travers les frontières, beaucoup plus à gauche, le second extrait faisait référence à la Une du journal communiste l’Humanité, qui critiquait l’Europe forteresse.

Voire à l’extrême gauche, puisque la libre circulation des travailleurs dans le monde est une revendication de Lutte ouvrière.

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Permet de dénoncer le caractère inhumain de l’Europe.

On se souvient du scandale provoqué par la photo du petit Aylan, un enfant Syrien de 3 ans mort sur une plage en Turquie en septembre 2015. La photo a fait le tour de l’Europe et provoqué une onde de choc en relançant le débat sur l’accueil des migrants.

Vrai ou faux ?

Si vous avez écouté l’épisode précédent vous diriez que c’est vrai puisque nous avions montré que l’Europe, loin d’être une passoire, était plutôt, de plus en plus, une forteresse. 

Mais nous sommes en 2020, Eric Dupont-Moretti vient tout juste d’être nommé ministre de la justice donc la contradiction est désormais la règle.

Donc c’est plutôt faux, l’Europe n’est pas vraiment une forteresse, parce que même si les États membres et l’Union elle-même tentent désespérément de plus en plus de tarir les flux d’immigration, ils n’y parviennent pas forcément, et surtout ne peuvent pas se soustraire à l’obligation d’accueillir les demandeurs d’asile.

Vous êtes bien sur Objection votre Europe, et cette semaine on va essayer démonter notre argumentaire de la semaine dernière.

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide de Victor Simon et Ebbane Vallaeys, de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

 

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L’Europe est une passoire à migrants ? – Objection votre Europe

Épisode 11 du 8 juillet 2020

Quelle est l’idée reçue ? 

L’Europe laisserait entrer les migrants sur son sol, soit incapable de freiner les flux d’entrée, soit volontairement pour des objectifs politiques.

D’où vient cette légende européenne ? 

Clairement, de l’extrême droite et de la droite souverainiste.

Jusqu’à Nicolas Sarkozy déjà au lendemain du 1er tour de l’élection présidentielle en 2012 qui a vu Marine Le Pen faire un score élevé, qui disait que “Les Français ne veulent plus d’une Europe passoire.”

Comment s’est-elle répandue ?

Notamment avec l’augmentation du nombre de migrants en 2015 à la suite des printemps arabes et surtout de la guerre en Syrie.

Vrai ou faux ?

Faux mais dans un autre podcast on vous dira que c’est vrai. 

À Objection votre Europe, on aime bien la contradiction !

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide de Pierre de Charrette, Victor Simon et Ebbane Vallaeys, de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

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L’Europe n’a pas de numéro téléphone ? – Objection votre Europe

Épisode 10 du 1er juillet 2020

Quelle est l’idée reçue ? 

L’Union européenne n’a pas de téléphone. Il n’y a pas de contact en Europe, disponible pour le monde entier, pour joindre le corps diplomatique de l’Union. 

D’où vient cette légende européenne ?  

Il s’agit d’une expression qui a été attribuée au secrétaire d’État des États-Unis dans les années 70, Henry Kissinger, afin de critiquer le manque de cohésion et de visibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. La phrase qu’il aurait prononcée serait  “Who do I call if I want to call Europe ?” (“Qui dois-je appeler, si je veux joindre l’Europe ?”). 

On était dans un contexte compliqué sur la scène internationale en effet se déroulait alors la guerre du Kippour, où Israël menaçait d’utiliser la bombe nucléaire. Le monde subissait également le premier choc pétrolier et l’Europe assistait à sa frontière à l’invasion turque de Chypre.

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Parce que elle montre la faiblesse de l’UE sur la scène internationale.

Vrai ou faux ?

D’un point de vue institutionnel c’est faux. Mais dans les faits, c’est plutôt vrai.

Aujourd’hui, c’est Josep Borrell qui répond au téléphone. Il est en quelques sortes le ministre des affaires étrangères de l’Union, poste créé en 2007.

Ainsi, Hillary Clinton en 2010, en se référant à Catherine Ashton, première Haute représentante, s’est réjouie au micro de la BBC d’avoir enfin « une personne à qui elle peut téléphoner ».

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide de Pierre de Charrette, Victor Simon, Pierre Tréléa et Ebbane Vallaeys, de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

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C’est Merkel qui dirige l’Europe ? – Objection votre Europe

Épisode 7 du 10 juin 2020

Objection votre Europe ! L’émission qui renvoie les idées reçues d’où elles viennent, en partenariat avec Amicus Radio.

Quelle est l’idée reçue ?

Angela Merkel, ou du moins l’Allemagne est aux manettes de l’Europe. C’est elle qui donne le « LA ».

D’où vient cette légende européenne ?

D’un peu partout. De France : Le Pen, Mélenchon… Presse qui fait aussi souvent le relai de cette idée. Et cela n’ira pas en s’arrangeant, l’Allemagne assurant la présidence tournante du Conseil des ministres de l’Union à partir de juillet 2020. Mais l’idée vient aussi d’Allemagne, où le sociologue Ulrich Beck a publié en 2012 : L’Europe allemande.

Comment s’est-elle répandue ?

L’Allemagne rattrape son retard dans le gain en puissance qu’elle est censée avoir du fait de son poids économique en Europe : autrefois coupée en deux, désormais réunifiée, et grande puissance industrielle, nous nous sommes arrangés en France pendant des décennies avec les faiblesses allemandes, “l’homme malade de l’Europe”, parce que ça nous permettait de tenir le haut du pavé. Inexorablement, la situation s’est inversée, alors que l’Allemagne reconstruisait lentement mais sûrement, après le choc du totalitarisme, un modèle démocratique et économique robuste.

Pourquoi cette idée plaît ?

Parce qu’elle permet à la France de se dédouaner sur l’Allemagne sur la discipline budgétaire. C’est pas moi c’est l’autre. Mais comme l’expliquait l’ancien euro-député Daniel Cohn Bendit en 2018 au journal Libération : les Allemands considèrent “qu’ils doivent faire le job pour pallier l’absence des autres capitales”.

Vrai ou faux ?

Disons que ce n’était pas l’intention du projet européen, et que l’Allemagne n’est pas très à l’aise dans cette position. Mais il est vrai, au moins en partie, que l’Allemagne a un poids politique déterminant dans l’Europe d’aujourd’hui. Il faut cependant relativiser, car on a tendance à lui attribuer toute politique qui nous déplait : discipline budgétaire, arrestation des indépendantistes catalans et j’en passe.

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay)

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide de Pierre de Charrette, Victor Simon, Pierre Tréléa et Ebbane Vallaeys, étudiants à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et à l’université Paris Saclay (UVSQ).

Musique originale : Didier Riey (d’après le morceau “I am Europe” de Chili Gonzales (Boys noise records))

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

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Le dogme des 3% de déficit ? – Objection votre Europe

Épisode 8 du 17 juin 2020

Quelle est l’idée reçue ? 

Il y a un dogme de l’Union européenne. Une idéologie imposée par Bruxelles et à laquelle on ne pourrait échapper : il ne faut pas avoir un déficit supérieur à 3 % du PIB. Ce qui limite grandement la capacité de l’État à investir notamment pour financer ses services publics.

D’où vient cette légende européenne ? 

De l’ensemble du spectre politique français et européen. Tout le monde est à peu près d’accord pour dire que la règle des 3% est un dogme européen duquel on ne peut s’écarter service public

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Elle permet d’expliquer pourquoi l’argent manque pour les services publics, pourquoi certains considèrent que la pression fiscale est élevée.

Vrai ou faux ?

C’est plutôt vrai. Alors quel est le problème ? C’est que ce dogme n’est pas celui de l’UE, mais des États membres, dont ils ont chargé l’UE d’en contrôler le respect.

C’est un peu comme si vous ne pouviez pas vous empêcher d’acheter le dernier iPhone, et que vous demandiez à votre comptable de vous harceler de messages à chaque fois que vous vous approchez d’une boutique Apple.

Mais aussi, brider les États membres n’a de sens que si l’UE peut les remplacer dans la capacité à investir. Mais cette condition met du temps à se concrétiser même si la crise sanitaire a fait faire un énorme bond en avant sur ce point. 

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay).

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie.

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide Victor Simon, Pierre Tréléa et Ebbane Vallaeys, de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

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L’Europe empêche de nationaliser ? – Objection votre Europe

Épisode 9 du 24 juin 2020

Quelle est l’idée reçue ? 

C’est l’idée selon laquelle l’Europe empêcherait de nationaliser les entreprises. 

D’où vient cette légende européenne 

D’un peu partout, et notamment de la Commission européenne elle-même.

Comment s’est-elle répandue ?

Souvent, il y a une confusion entre privatisation et ouverture à la concurrence.

L’ouverture à la concurrence est la plupart du temps l’application de lois européennes, et on en déduit que pour ouvrir à la concurrence on va nécessairement privatiser, ce qui n’est pas la même chose.

Pourquoi cette idée reçue plaît ?

Elle permet à la majorité qui privatise de laisser ses opposants dire que c’est imposé par Bruxelles.

Elle permet aussi à la majorité de ne pas avoir à justifier pourquoi elle ne dépenserai des grandes sommes d’argent public pour sauver des emplois, à une période où cet argent public fait cruellement défaut.

Vrai ou faux ?

C’est faux. Article du TFUE à l’appui : l’Union européenne n’a que faire du régime de propriété des entreprises. Publique ou privée, c’est le même droit qui s’y applique.

Mais quand même… nationaliser, parfois, c’est aider une entreprise. Et c’est là que les difficultés commencent, puisque par principe les aides publiques aux entreprises sont interdites sauf exception.

Production : Vincent Couronne, docteur en droit public, chercheur associé au laboratoire VIP (Paris Saclay).

Chronique : Tania Racho, docteure en droit public, enseignante-chercheuse à l’université de Picardie.

Réalisation : Lucien Oriol.

Coordination et lectures : Camille Blumberg.

Cette émission est préparée avec l’aide Victor Simon et Ebbane Vallaeys, de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.

Cette émission a été coproduite par Les Surligneurs et Amicus Radio, programme original de chroniques, magazines, reportages, entretiens et documentaires, à écouter en ligne ou à télécharger. Porté par le talent et la curiosité d’une équipe d’animateurs d’horizons divers – magistrats, professeurs, journalistes, avocats – il s’applique à rendre le droit audible et accessible, par delà ses frontières disciplinaires, culturelles ou géographiques.

L’émission est également diffusée chaque jeudi sur Euradio.

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